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Juillet 18, 2019

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France : nuit de révolte urbaine à Grenoble après la mort de deux jeunes

2019/03/04, 16:35


France : nuit de révolte urbaine à Grenoble après la mort de deux jeunes

Truth ONG- La tension est demeurée très vive durant une grande partie de la nuit de dimanche à lundi dans le quartier Mistral de Grenoble après la mort dans un accident, samedi soir, de deux jeunes gens qui circulaient sur un scooter volé poursuivi par la police.

La mort de deux jeunes sur un scooter volé survenue lors d’une course-poursuite avec la police a déclenché des émeutes dans le quartier Mistral de Grenoble, dont les victimes étaient originaires.
Les deux hommes roulaient sans casque et ont refusé un contrôle de police. Ils ont percuté un bus dans leur fuite, sur le pont de Catane, dans l'ouest de la ville, tandis qu'un véhicule de la brigade anticriminalité les suivait. Une information judiciaire a été ouverte pour éclaircir les circonstances de leur mort, selon France Tv Info. 
Selon les premières déclarations du procureur de la République, le scooter poursuivi par un véhicule de la BAC a doublé le bus par la droite et les deux passagers ont été écrasés entre le véhicule et la barrière sur le bord de la route, alors que le bus serrait à droite pour laisser passer la police.
Les faits remontent à samedi soir, lorsque deux jeunes ont trouvé la mort alors qu’ils tentaient d’échapper à un contrôle de police. 
Selon le journal Le Monde, ils circulaient à bord d’un scooter sans casque et ont violemment percuté un autocar. 
Dans le quartier Mistral, les forces de l'ordre ont été déployées pour tenter de ramener le calme après une première nuit d'émeute. Selon Le Dauphiné Libéré, plusieurs incendies se sont déclarés dans la nuit de dimanche à lundi. 
L’idée d'une "bavure" policière prévaut dans le quartier Mistral où vivaient les deux jeunes. "Vous pouvez écrire que la police est responsable de leur mort", a lancé à un journaliste de l'AFP une proche des victimes, les yeux rougis, en sortant du palais de justice de Grenoble dimanche en début de soirée, où le procureur Éric Vaillant a reçu "les pères, les oncles, une sœur des deux jeunes" durant plus d'une heure. Sur Twitter, le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, a lancé un appel au calme "et à ne pas rajouter des violences urbaines à ce drame".
« J’ouvre une information pour recherche des causes du décès. Je ne vise aucune infraction commise par les uns ou les autres », a expliqué le procureur de la république de Grenoble, Éric Vaillant. 
Il a ajouté, par ailleurs, que les policiers ne se seraient pas lancés dans une course-poursuite « s’ils n’avaient pas mis les autres usagers de la route en danger, en brûlant des feux rouges, en roulant sur le trottoir, en roulant à vive allure ». 
Pour Hassan Bouzeghoub, directeur d’un centre social du quartier du Mistral d’où sont originaires les deux victimes, « des jeunes du quartier ont vu ce qui s’est passé et ont le sentiment d’une bavure policière, c’est de là que vient toute cette tension ».
Pour rappel, chaque année en France, de nombreuses interpellations de jeunes, souvent issus de l’immigration ou des quartiers populaires, se soldent par des décès ou des blessures graves, rapporte AA. 
Les proches des victimes mettent régulièrement en cause les techniques d’interpellation ou l’usage des armes. 
Le collectif « urgence notre police assassine » se bat depuis plusieurs années pour obtenir justice dans d’innombrables affaires similaires.

Tags:

Grenoble،Droits de l'homme،Violences Policiers ،La France

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