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Mai 25, 2019

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Venezuela : Sur fond de fiasco humanitaire, Washington tonitrue

2019/02/25, 17:00


Venezuela : Sur fond de fiasco humanitaire, Washington tonitrue

Truth ONG- Le chef de la diplomatie états-unienne profère des menaces contre les autorités légitimes du Venezuela. Le vice-président, Mike Pence, doit rencontrer leur homme de paille, Juan Guaido, pour appuyer le coup d’État en gestation.

Les masques tombent, et ils révèlent les véritables intentions de Washington. Le vice-président des États-Unis, Mike Pence, doit rencontrer aujourd’hui en Colombie leur homme de paille, l’autoproclamé président Juan Guaido, en vue de peaufiner la prochaine étape du coup d’État à l’œuvre au Venezuela. Dans le même temps, le Groupe de Lima, dont la majorité des États membres font corps autour de l’opposition vénézuélienne, devrait redoubler les intimidations contre Caracas et le gouvernement socialiste. « Les États-Unis vont passer aux actes contre ceux qui s’opposent à la restauration pacifique de la démocratie au Venezuela. Maintenant, le temps est venu d’agir pour soutenir les besoins du peuple vénézuélien désespéré », a tonné le secrétaire d’État et ancien directeur de la CIA, Mike Pompeo, sur Twitter, rapporte l’Humanité.
La stratégie de « l’aide humanitaire » défrayée par les États-Unis, et qui devait entrer de force, samedi, sur le sol vénézuélien, a été un échec. Mais la première puissance mondiale ne renonce pas à son objectif premier de renverser les autorités légitimes, et le président Nicolas Maduro, afin de contrôler la nation pétrolière.
Une dépêche de l'AFP en date d'hier matin, reprenant les déclarations de manifestants pro-Guaido, avait déclaré que des camions avaient été brûlés à la frontière vénézuélienne par les forces armées vénézuéliennes :
L'AFP avait titré avec une certaine prudence, dans la fin de la matinée du 24.02.19 : " Un camion d'aide incendié "par la police" vénézuélienne à la frontière avec la Colombie, selon une députée de l'opposition",
South Front, a par la suite déclaré que ces allégations semblaient être complètement fausses et qu'il s'agissait d'une fake news. Des témoins pro-Maduro, cette fois, ont déclaré que le camion aurait été brûlé en territoire colombien : "Ils brûlent un camion d'"aide humanitaire" en territoire colombien et disent que c'est la Garde nationale bolivarienne du Venezuela."
Alors que Washington et Caracas se blâment mutuellement d'avoir incendié un camion transportant ce que les États-Unis ont appelé des "fournitures humanitaires" vitales de la Colombie au Venezuela, une vidéo est apparue, apportant enfin un peu de lumière sur cet incident.
Le camion a pris feu et a été incendié au cours d'une tentative ratée, samedi, par des militants de l'opposition soutenus par les États-Unis, de franchir le passage frontalier fermé entre la Colombie et le Venezuela au pont Francisco de Paula Santander, près de la ville d'Urena, au Venezuela. Le gouvernement vénézuélien refuse de laisser entrer la cargaison étatsunienne, qualifiant ces convois "humanitaires" de coup de propagande et de précurseur d'une invasion militaire.
John Bolton est, lui aussi, monté au créneau. Le conseiller à la sécurité nationale s’en est pris aux militaires, aujourd’hui encore remparts contre une intervention étrangère. « L’armée vénézuélienne a une option : embrasser la démocratie, protéger les civils et permettre l’aide humanitaire ou affronter plus de sanctions et d’isolement », a-t-il averti. 
Ce proche de Donald Trump a été à l’origine des sanctions contre Citgo, la filiale nord-américaine de la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA qui a privé le gouvernement bolivarien de 7 milliards de dollars. Au total, « ils nous gèlent et nous volent 30 milliards de dollars à l’étranger et ils offrent à l’ultradroite 20 millions de dollars de nourriture pourrie », a fustigé le président socialiste. 
Selon les desseins de John Bolton et de la Maison-Blanche, un maximum de désertions ouvrirait la voie du pouvoir à leur fantoche Guaido. Pour l’heure, l’armée vénézuélienne ne plie pas, et défend les frontières avec le Brésil et la Colombie. Au cours de la journée de samedi, seulement trois membres de la garde nationale bolivarienne (GNB) ont changé leur fusil d’épaule, portant à treize les défections sur un effectif total de 250 000 professionnels et 1 million de réservistes. Leur désertion, au cours de laquelle une journaliste chilienne a été blessée, a aussitôt été instrumentalisée par l’opposition vénézuélienne. 
Juan Guaido, pourtant interdit de sortie de territoire, les a accueillis en héros sur le sol colombien. Mais cette mise en scène s’est avérée insuffisante au regard du fiasco. Aucune marchandise n’a pu franchir la frontière, contrairement aux fanfaronnades du dirigeant de Voluntad popular, qui persiste dans ses déclarations mensongères. « 80 % des forces armées rejettent Maduro. Aujourd’hui, le monde a vu le pire visage de la dictature vénézuélienne. Je vous demande de maintenir toutes les cartes sur la table », a-t-il exhorté, malgré les risques de guerre. 
Des heurts, des jets de cocktail Molotov ont éclaté sur les différents ponts frontaliers au Brésil et à la Colombie, faisant une quarantaine de blessés dont des militaires côté vénézuélien, le Foro pénal, une organisation liée à l’opposition, parlant de quatre morts mais sans que l’on puisse le vérifier. Il faut dire que la désinformation est désormais habituelle dès lors qu’il s’agit du Venezuela. 
Le sénateur républicain Marco Rubio, l’un des piliers de l’ingérence américaine, a repris à son compte la fake news selon laquelle la GNB avait incendié un camion transportant de l’aide humanitaire. Un « crime de lèse-humanité », a-t-on hurlé du côté des États-Unis. Le véhicule se trouvait pourtant en territoire colombien et a été incendié par des troupes de choc de l’opposition qui ont elles-mêmes filmé la scène, sous l’œil complice des militaires de ce pays. 
À Caracas, où se déroulait un cinquième rassemblement de chavistes, Nicolas Maduro a annoncé qu’il rompait les relations diplomatiques avec la Colombie. « Le refus du régime de reconnaître l’urgence humanitaire conduit à une escalade des tensions », a osé déclarer la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, oubliant au passage que 930 tonnes de médicaments sont bel et bien arrivées au Venezuela, dans le cadre d’un accord entre l’Inde, Cuba, l’Organisation panaméricaine de la santé et les autorités vénézuéliennes.
Le chef d’État vénézuélien Nicolas Maduro avait fait savoir qu’ils avaient rompu leurs relations diplomatiques et politiques avec la Colombie et donné 24 heures aux diplomates de ce pays pour quitter le Venezuela.

Tags:

Maduro،Guaido،Mike Pence،Donald Trump،Les Etats-Unis،Venezuela

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