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Février 23, 2019

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L'Arabie saoudite torture des détenues, selon des députés britanniques

2019/02/06, 10:51


L'Arabie saoudite torture des détenues, selon des députés britanniques

Truth ONG- Les femmes militantes arrêtées au printemps dernier ont été soumises à des traitements cruels et inhumains, selon le rapport d'un groupe d'experts.

Les militantes sont soumises à la torture et maintenues dans des conditions
cruelles et inhumaines en Arabie saoudite, a rapporté lundi un groupe de
plusieurs partis politiques britanniques.



Dans un rapport accablant, un groupe de surveillance des détenus (Detention
Review Panel, DRP) a déclaré que des responsables saoudiens pourraient être
tenus pour responsables d'abus aux « plus hauts niveaux… atteignant le
seuil de la torture tant dans le droit saoudien que dans le droit international. »



Le rapport du comité indique que les militantes arrêtées le printemps
dernier ont été soumises à des traitements cruels et inhumains, notamment des
privations de sommeil, des agressions physiques dont sexuelles, des menaces de
mort et la mise en isolement cellulaire.



Le traitement constituerait une torture et, si ces femmes ne bénéficient
pas d'un accès urgent à une assistance médicale, elles risquent de développer
des problèmes de santé de longue durée, ajoutant que la culpabilité incombe non
seulement aux auteurs directs, mais également aux responsables pour négligence
ou acquiescement à ces tortures.



« Les autorités saoudiennes aux plus hauts niveaux pourraient, en principe,
être tenues responsables du crime de torture. »



« Nos conclusions sont alarmantes », a déclaré le président du DRP, Crispin
Blunt, député du Parti conservateur.



« Les femmes militantes saoudiennes détenues ont été tellement mal traitées
que cela nécessite de mener une enquête internationale pour torture », a ajouté
Blunt.



« Le refus d'accès à des soins médicaux, à des conseils juridiques ou aux
visites de leurs familles, leur isolement cellulaire et leurs mauvais
traitements sont suffisamment sévères pour correspondre à la définition
internationale de la torture. », a-t-il déclaré.



« Quand j'ai entendu parler des arrestations, j'ai été choquée, comme
beaucoup de gens, par le fait que cela s'était déjà passé », a déclaré Layla Moran,
la députée Libérale démocrate du groupe.



« Les actes de torture, en particulier les allégations de harcèlement
sexuel et de menaces de viol, sont inexcusables », a-t-elle ajouté. « La
chaîne de commandement jusqu'aux plus hauts niveaux de l'autorité saoudienne en
serait responsable. »



L’administration saoudienne a fait l’objet d’un nouvel examen la semaine
dernière après son refus de coopérer avec le Rapporteur spécial des Nations
unies pour les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires.



La semaine dernière, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de
l'homme (HCDH) a déclaré qu'une enquête internationale "examinerait et
évaluerait, du point de vue des Droits de l'Homme, les circonstances de
l'assassinat de [Jamal] Khashoggi".



Le député a relevé qu'entre-temps, un climat de terreur s’installerait dans
cet espace public en Arabie saoudite.



L’équipe des Nations Unies a effectué une mission d’enquête de cinq jours à
Istanbul pour enquêter sur la mort du journaliste saoudien Khashoggi, mais n’a
pas été autorisée à entrer dans le bâtiment du consulat. Khashoggi a été tué
par une équipe d’attaques envoyées de Riyad l’automne dernier.



« Il y a des rapports faisant état de la poursuite des mauvais
traitements en Arabie saoudite », a déclaré Blunt, soulignant que la
torture est un crime relevant de la compétence universelle.



Le député britannique a souligné qu'un procès « ni très ouvert ni
transparent » est en cours en Arabie saoudite concernant l’affaire du
journaliste saoudien assassiné Jamal Khashoggi.



Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré dimanche qu'il ne pouvait « pas
comprendre le silence des États-Unis face à une telle attaque, et même après
que des membres de la CIA ont écouté les enregistrements que nous avons fournis. »



S'adressant à TRT (le diffuseur public turc), Erdogan a souligné : « Nous
voulons que tout soit clarifié, car il y a une atrocité, un meurtre »,
a-t-il ajouté, qualifiant le meurtre de "non ordinaire".



Khashoggi, collaborateur du Washington Post, quotidien américain, a été tué
au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre 2018.



Après avoir fourni diverses explications contradictoires, Riyad a reconnu
qu'il avait été tué à l'intérieur du bâtiment du consulat, imputant l'acte à
une opération de restitution bâclée.



La Turquie a demandé l'extradition des citoyens saoudiens impliqués dans
l'assassinat ainsi qu'un compte rendu détaillé par Riyad de l'assassinat
commis.

Tags:

Torture،Jamal Khashoggi،Droits des femmes،Droits des prisonniers،Mohammed ben Salmane،L'Arabie saoud

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