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Avril 23, 2019

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L’armée britannique a donné l’autorisation de tirer sur des civils en Irak et en Afghanistan

2019/02/05, 23:46


L’armée britannique a donné l’autorisation de tirer sur des civils en Irak et en Afghanistan

Truth ONG- Une enquête de Middle East Eye a établi que l’armée britannique avait appliqué des règles d’engagement permettant parfois aux soldats de tirer sur des civils non armés suspectés de les surveiller en Irak et en Afghanistan.

Plusieurs anciens soldats interviewés par MEE ont indiqué que des enfants et des adolescents figuraient parmi les victimes.
Deux ex-fantassins affirment qu’eux-mêmes et leurs camarades servant dans le sud de l’Irak ont reçu l’autorisation de tirer sur quiconque tenant un téléphone portable, portant une pelle ou agissant de manière suspecte.
Des armes de l’époque soviétique auraient été retirées d’une réserve de la base britannique et placées à côté des corps pour donner la fausse impression que les adolescents étaient des combattants taliban armés
Par ailleurs, un ancien membre de la Royal Marine a rapporté qu’un de ses officiers avait avoué à ses hommes être responsable de la mort par balle d’un petit garçon afghan âgé de 8 ans environ, après que le père de l’enfant eut porté son corps sans vie à l’entrée de leur base d’opérations avancée et exigé des explications.
Un autre ancien soldat a déclaré à MEE qu’une opération de dissimulation avait été organisée après la mort par balles de deux adolescents non armés dont il aurait été témoin en Afghanistan.
Selon lui, des armes de l’époque soviétique auraient été retirées d’une réserve de la base britannique et placées à côté des corps pour donner la fausse impression que les adolescents étaient des combattants taliban armés.
Cet homme dit avoir vu des armes similaires stockées dans d’autres bases. « Je suis pratiquement sûr qu’elles étaient conservées à cette fin. Chaque jour, des soldats du quartier général nous rendaient visite et ces armes auraient facilement pu être cataloguées et renvoyées. »
Un ancien soldat affirme pour sa part avoir été témoin de la mort par balles d’un nombre important de civils à Bassorah, et ne pense pas que toutes les victimes surveillaient les troupes britanniques. Il estime que l’assouplissement des règles d’engagement a entraîné « une tuerie ».
Il dit en outre que lui et ses camarades ont reçu la promesse qu’ils seraient protégés en cas d’enquête de la police militaire. « Nos commandants nous disaient : “Nous vous protégerons en cas d’enquête. Dites simplement que vous pensiez réellement que votre vie était en danger – ces propos vous protégeront.” »
En Irak et en Afghanistan, les troupes semblent avoir été autorisées à tirer sur les dickers pendant les périodes où les forces britanniques subissaient une intense pression de la part de militants locaux opposés à leur présence dans le pays.
En Irak, cette pratique semble avoir commencé à Amarah, dans le sud-est du pays, en juin 2004, au cours de combats opposant soldats britanniques et milices chiites.
Dan Mills, sergent appartenant au Princess of Wales’s Royal Regiment qui a pris part à ces combats, a expliqué comment les règles d’engagement ont été assouplies afin de viser les personnes non armées dirigeant des tirs de roquettes et de mortiers contre les positions britanniques.
Selon des experts en droit militaire, il n’est pas illégal de tirer sur des dickers, tant que ceux-ci sont véritablement engagés dans des hostilités et qu’ils n’utilisent pas leur téléphone portable à d’autres fins.
En vertu d’un amendement aux Conventions de Genève de 1977, les civils ne doivent pas être attaqués dans une situation de conflit armé international « à moins qu’ils ne participent directement aux hostilités et uniquement pendant cette période ». Ils perdent leur statut protégé s’ils participent aux hostilités.
Cependant, il n’existe pas de définition précise de la « participation directe » et les civils devraient avoir le bénéfice du doute s’il n’est pas clairement établi qu’ils sont engagés ou non dans des hostilités.
En vertu du droit britannique – qui s’applique à tout moment aux militaires britanniques –, un soldat peut utiliser la force pour se défendre et défendre d’autres personnes. Cela peut inclure la force meurtrière à condition que celle-ci soit employée de manière raisonnable selon les circonstances.
En outre, alors que les femmes et les enfants bénéficient d’une protection spéciale en vertu du droit international, rien – à part peut-être des règles nationales d’engagement – ne peut limiter le droit à la légitime défense : le jeune âge d’un dicker présumé n’est pas un obstacle à l’ouverture du feu.

Tags:

Droits de l'homme،Guerre،Afghanistan،Grande-Bretagne،Irak

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