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Février 23, 2019

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La trace des riches exilés iraniens dans l'extrême droite espagnole

2019/02/03, 09:08


La trace des riches exilés iraniens dans l'extrême droite espagnole

Selon le quotidien madrilène «El Pais», le parti ultra-conservateur Vox a pu voir le jour, en 2013, grâce à des dons à hauteur de 1 million d'euros consentis par de riches exilés iraniens.

Selon de nouvelles révélations d’El Pais, le quotidien espagnol de référence, c’est grâce à de généreux donateurs que la formation d’extrême droite Vox est née en 2013. Des mécènes non pas espagnols, mais iraniens. Le journal, qui assure avoir eu accès à un listing de ces donations, écrit qu’au moins 1 million d’euros a été versé par des membres de l’opposition iranienne en exil. Les fonds recueillis auraient permis de louer le siège de Vox à Madrid, de salarier son secrétaire général Santiago Abascal (toujours en poste) et de financer la campagne des élections européennes de 2014, où Vox a présenté sa liste. Le mois dernier, le même média avait révélé l’apport de la diaspora persane dans le financement de la campagne.
El Pais ne dévoile ni le nombre, ni l’identité des contributeurs, mais affirme qu’ils sont liés au Conseil national de la Résistance en Iran (Monafeqine), un des groupes d’opposition au régime de Téhéran, basé à Auvers-sur-Oise (Val d'Oise). Quel rapport entre le CNRI et la frange la plus à droitière (ultranationaliste, homophobe, antiféministe) de la droite espagnole, qui a fait irruption en décembre dans le paysage politique en faisant élire 12 de ses membres au parlement régional d’Andalousie ? La réponse tient en un seul nom : Alejo Vidal-Quadras, ancien président du Parlement européen.
Chef de file du Partido Popular (droite catholique) en Catalogne, ce féroce détracteur de l’indépendance de sa région est élu eurodéputé en 1999, puis devient une figure de la droite européenne au parlement de Strasbourg. A ce poste, il noue des liens avec le CNRI. Dans les couloirs de Strasbourg comme dans tous les lieux de pouvoir, le CNRI a déployé une intense activité de lobbying afin d’obtenir le retrait des Moudjahiddine de la liste noire des organisations terroristes. Ce qu’il obtient en 2009 (pour l’Union européenne) et en 2013 (aux Etats-Unis), rapporte Libertation.
Croyant tenir en Vidal-Quadras un appui fidèle, ou peut-être pour lui renvoyer l’ascenseur, les hommes d’affaires de la diaspora persane lui auraient donné un coup de pouce financier pour lui permettre de retrouver un fauteuil au parlement européen, avec Vox, son nouveau parti. Mais le scénario n’a pas abouti : avec 1,56 % des voix, le nouveau parti était loin du seuil qui aurait permis d’envoyer sa tête de liste en Alsace.

Tags:

Monafeqine،Vox،CNRI،Terrorisme،Espagne

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