- lundi
Janvier 19, 2019

L'ONG des droits de l'homme de La Vérité

Pour la cinquième année consécutive, la police américaine tue plus d'un millier de personnes

2019/01/09, 14:19


Pour la cinquième année consécutive, la police américaine tue plus d'un millier de personnes

WSWS a publié un article, écrit par Georges Gallanis, à propos des violences policiers aux États-Unis en 2018 : Sous l'effet des inégalités sociales croissantes et d'une recrudescence de la lutte des classes, 2018 était la cinquième année consécutive où la police a tué plus de 1000 personnes aux États-Unis.

Le fait que des milliers de personnes, la grande majorité d'entre elles appartenant à la classe ouvrière et pauvre, ont été tuées par la police au cours des cinq dernières années seulement est l'expression de la brutalité du pouvoir capitaliste et de l'immense ampleur des inégalités sociales aux États-Unis. Alors que l'impérialisme américain ravage des nations à travers le monde au moyen de la violence militaire, il ramène de plus en plus la guerre sur son territoire sous la forme de brutalité et de meurtre par une force de police de plus en plus militarisée.
Mapping Police Violence (MPV) rapporte que la police a tué 1122 personnes en 2018, un peu moins que les 1 147 de l'année précédente. En 2018, il n'y a eu que 22 jours où la police n'a pas tué quelqu'un.
MPV définit les meurtres commis par la police comme un « cas où une personne meurt des suites d'une poursuite, d'un passage à tabac, d'une arrestation, d'une contention, d'un coup de feu, d'un coup de poivre de cayenne, de l'utilisation d'un pistolet Taser ou d'autres blessures, intentionnelles ou accidentelles, par des policiers en service ou hors service ».
Selon le Washington Post, qui ne suit que les fusillades policières et n'inclut pas les autres types de meurtres, comme les personnes qui se font électrocuter par pistolet Taser ou se font battre, 996 personnes sont mortes en 2018, légèrement plus que le total de 987 en 2017.
L'agrégateur en ligne Killedbypolice.net, qui définit les meurtres policiers de la même façon que MPV, a cessé de suivre les meurtres policiers en juillet 2018, citant des contraintes financières.
Les données recueillies par Killedbypolice.net et MPV permettent de conclure que plus d'un millier de personnes ont été tuées pour la cinquième année consécutive. Killedbypolice.net rapporte que la police américaine a tué 1114 personnes en 2014, 1222 en 2015, 1171 en 2016 et 1194 en 2017.
Si l'on ajoute les données du MPV qui montrent que la police a tué 1122 personnes en 2018, le nombre total de personnes tuées par la police américaine au cours des cinq dernières années est de 5 923.
Pourtant, malgré les milliers de morts, les policiers sont rarement inculpés ou, s'ils le sont, condamnés. Selon les recherches de Philip Stinson, professeur agrégé de justice pénale à la Bowling Green State University de l'Ohio, entre 2005 et avril 2017, au cours desquelles des milliers de personnes ont été tuées par la police, seuls 80 policiers ont été arrêtés pour meurtre ou homicide involontaire.
Les victimes de la violence policière sont en très grande majorité des classes populaires et des pauvres, de toutes races et ethnies.
La vague incessante d'assassinats policiers est une condamnation de la politique en faillite de la pseudo-gauche et de sa promotion de la politique de la race comme un antidote à la violence policière aux États-Unis. De plus, leur insistance à considérer la race comme le principal facteur des meurtres commis par la police n'a fait que créer de la confusion et semer l'illusion dans la réforme de la police.
Le problème de la violence policière est en fin de compte un problème politique. Comprendre la nature de la police, c'est comprendre la dynamique du capitalisme et de l'État. La police fait partie de l'arsenal de l'État pour exécuter les mandats de l'élite dirigeante et, en définitive, pour protéger les intérêts de la propriété privée. L'État, avec sa police, son armée, ses patrouilles frontalières et ses agences d'espionnage, existe comme un instrument répressif dans le conflit inconciliable entre la classe dirigeante et la classe ouvrière.
Il est dangereusement trompeur de déclarer que la répression policière est fondamentalement le résultat du racisme. Une telle position fait du problème de la brutalité policière un problème idéologique, et non une question de classe liée au système capitaliste. De plus, elle favorise l'illusion que la police peut être réhabilitée ou remplacée par une autre force plus «équitable» sous le capitalisme.
Les meurtres et les violences policières touchent l'ensemble de la classe ouvrière, sans distinction de race. Les travailleurs blancs sont tués en grand nombre et ne bénéficient d'aucun privilège particulier face à la brutalité de la police.
Une analyse des assassinats policiers pour l'année 2017 menée par le World Socialist Web Site a révélé que les hommes blancs de la classe ouvrière dans les zones rurales sont tués à des taux similaires à ceux des hommes noirs dans les villes et les zones urbaines. L’article a également constaté que la majorité des personnes tuées venaient de la classe ouvrière et de milieux pauvres, ce qui montre clairement que la classe, et non la race, est le facteur ultime des meurtres commis par la police.
Source : www.wsws.org

Tags:

Capitalisme،Donald Trump،Droits de l'homme،les violations des droits de l'homme ،Racisme،violences p

Ajouter un commentaire

L’ONG de la Vérité accueille sincèrement vos suggestions et les commentaires.

Votre commentaire

Vos commentaires

Lire aussi

free website counter